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20 janvier : Nouvelle journée de mobilisation

20 janvier, le blue monday, le jour le plus déprimant de l’année, les internes vont une nouvelle fois se faire entendre.

Un temps de travail explosé, 56h hebdo en moyenne, une formation bradée, toujours moins de moyens pour soigner nos patients dans des hopitaux devant être à tout pris « rentable ».

Les arrêts maladies longue durée, les accidents liés à la fatigue, la mortalité liée au travail est trop élevée. Le statut d’étudiant n’est-il que le moyen de ne pas compter les heures de cette main d’oeuvre bon marché?

Après une grève dure qui a fortement impacté des services déjà en tension, les annonces de la Ministre de la Santé par voie de presse, sans concertation, en totale négation du dialogue sociale, ont attisées la colère des internes.

La demi-garde.

Alors non, faire des demi-gardes, c’est à dire travailler le soir de 18h à minuit, n’est pas une solution pour éviter les dérives sur le temps de travail. C’est même tout à fait le contraire : rentrer chez soi à une heure sans transport en commun, après la fatigue d’une journée de 16h, avec un repos de garde de moins en moins respecté.

Enchainer, enchainez, enchainés.

Ce que l’on demande : Un décompte horaire du temps de travaill.
Le seul moyen de connaitre les dérives dans les services. Car oui actuellement aucune direction d’hopital ne connait le temps horaire exact de ses internes. Politique de l’autruche ?

En 2015 l’ISNI obtient la mise en demeure de la France par l’union européenne. La loi est changée pour respecter les « 48h ».
Pourtant 4 ans plus tard, les dépassements de temps de travail se sont aggravés.

Pourquoi ?

Le décompte en demi-journées ne permet pas de lutter contre les dérives. La demi-journée d’un interne de chirurgie le matin peut commencer à 5h, celle du soir finir à 22h. De nombreuses spécialités médicales sont aussi touchées : les repos de sécurité après une garde sont moins respectés qu’en 2012. On « enchaine » après une garde et impossible de le déclarer dans les cases que l’administration nous fait remplir.

Le managment hospitalier par l’absence : les internes doivent gérer leur planning. Mais les patients doivent être pris en charge correctement, c’est avant tout une obligation morale. Or les séjours hospitaliers doivent être les plus courts possible : les Durées Moyennes de Séjour DMS sont utilisés comme indicateurs de « qualité ». Donc plus d’entrées, plus d’examens, plus d’actes thérapeutiques, plus de sorties. Qu’importe si le patient est pris dans une usine à soin, tant pis s’il rentre chez lui et devra rapidement reconsulter aux urgences. L’important c’est de baisser la DMS, seul moyen d’espérer avoir enfin assez d’infirmiers dans le service. Parce que oui, un service qui ne fonctionne pas bien, on lui retire du personnel. Logique implacable.

Avez 27,4% des postes de praticiens hospitaliers vacants, avec toujours moins de secrétaires, toujours moins d’infirmiers, d’aides soignants, les internes sont la roue de secours. Leur formation, ils la réaliseront sur leur temps libre, s’ils tiennent le coup. Les temps d’échanges avec les médecins « seniors » sont de moins en moins nombreux.
Dans des hopitaux qui n’investissent plus depuis 10 ans, on passe sa journée à se débattre contre un ordinateur qui ne marche pas, un logiciel qui fête ses 10 ans sans mise à jour, le fax qu’on utilise pour demander un examen en « urgence ».

Nous sommes arrivés à un point de rupture. Les réponses devront être données car les internes ne lacheront pas. Un priorité : ouvrir les négociation sur le décompte horaire du temps de travail, seul espoir d’avoir un étant des lieux des dérives et de pouvoir mener des politiques de prévention efficace.

Contact presse : 06 50 67 39 32

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ISNI

L’InterSyndicale Nationale des Internes représente et rassemble tous les internes de France et des DOM depuis 1969. En 2013, l’ISNI représente 19.000 internes, répartis dans 28 internats de villes membres de l’InterSyndicat.

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